Ses œuvres, souvent conçues in situ, transforment les lieux qu’elles investissent en environnements sensibles. Elles instaurent des situations paradoxales où l’organique et le construit, le fragile et le monumental, le quotidien et l’archaïque se rencontrent. L’eau qui chute, ruisselle ou s’accumule, les arbres morts qui retrouvent une forme de mouvement, la glace qui persiste dans des architectures éphémères : autant de mises en scène où se rejoue la tension entre nature et artifice. À travers ses installations, l’artiste met en jeu une temporalité suspendue. Le spectateur est confronté à des phénomènes simples — le vent, le feu, l’écoulement, l’ombre — qui se révèlent dans leur étrangeté lorsqu’ils sont isolés, amplifiés, détournés. Ses pièces ne se lisent pas seulement comme des objets, mais comme des expériences physiques et mentales, des fragments de récits où réel et fiction se frôlent. Présenté en France et à l’étranger, son travail a été montré dans de grandes institutions et manifestations internationales, parmi lesquelles le Château de Versailles, la Biennale de Lyon, la Conciergerie de Paris, le Palais de Tokyo, la Biennale de Taipei ou la Villa Médicis à Rome.